Il fut une époque ou la pratique du baiser sur scène ne me dérangeait pas. Je faisais la chose avec légèreté sans demander à ma ou mon partenaire s’il était à l’aise avec ça . Et puis quand l’Art avec un grand « A » l’exige et que la scène la réclame, alors on doit s’incliner et s’y adonner. C’était ainsi que je voyais les choses. Mais en débattant avec les uns et les autres, on se rend bien compte que la légitimité d’un baiser lors d’une scène est soumise à la subjectivité de chacun. Ainsi la question de la légitimité est pour moi sans fondement. La véritable question qui se pose est « Est ce que les comédien.ne.s en jeu sont à l’aise avec le fait d’embrasser ou d’être embrassé.e ? » Ré-envisageant la chose pour les autres, j’ai remis la question au centre pour moi-même. Et aujourd’hui, j’ose dire, que je ne suis plus à l’aise avec ça. Difficile à assumer, difficile de se lancer et d’oser l’afficher. Mais après l’étonnement, les improvisateurs et improvisatrices auxquel.le.s je l’ai dit, m’ont tous accueilli avec beaucoup de bienveillance. Et mieux encore, quelques uns d’entre eux m’ont avoué ressentir la même chose. Est ce que ceci…
Source: Le cri du Chameau Je ne vous embrasserai pas

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